Le mot du jour par notre diacre Fernand

Le mot du jour par notre diacre Fernand.

 

On est encore aux tous premiers jours de ce Carême 2021… et j’ai été vraiment interpelé par la méditation proposée par la retraite en ligne des dominicains de France, pour le mercredi des Cendres… Je vous la partage ici…

Désolé si vous l’avez déjà entendue ou lue, mais ce sera peut-être une insistance utile…

Et pour les autres, peut-être une découverte qui leur donnera envie de rejoindre cette retraite qui ne prend que quelques minutes par jour…

 

« Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. »

Deuxième lettre de saint Paul aux Corinthiens, ch. 6, v. 2

Comme d’habitude ?

Quel est le plus grand danger de la vie chrétienne ? S’habituer, se résigner, déclarer forfait.

Face au péché évidemment, à cause de ce petit démon décourageant : « À quoi bon ? »

À quoi bon, encore, des résolutions de carême ? Mais le pire serait de devenir des blasés de l’amour de Dieu. Jésus a donné sa vie pour moi, certes, et alors ? Cela va-t-il régler mes problèmes de famille, de travail ou de surpoids ?

« Je me lève et je te bouscule, tu n’te réveilles pas… Comme d’habitude.
Sur toi je remonte le drap, j’ai peur que tu aies froid… Comme d’habitude.
Ma main caresse tes cheveux… Comme d’habitude.
Mais toi tu me tournes le dos… Comme d’habitude. »

Et si cette chanson parlait aussi de la façon dont Dieu nous aime et prend soin de nous ?  Et s’il suffisait de se réveiller et de se tourner vers Dieu pour réveiller l’amour éteint ?  Et si c’était aussi simple que cela ?

Alors notre carême prendrait un sens bien différent. Il ne s’agirait plus de se priver d’un peu de chocolat comme si cela pouvait avoir un quelconque intérêt. Il ne s’agirait plus d’essayer de se changer à grands coups de volonté. Car ce qu’il faut, c’est que le cœur change, que ça change au cœur pour se remettre en marche vers le Ciel.

Réveillons-nous et commençons par jeûner, c’est-à-dire séparons-nous de ce qui nous encombre, de ce qui nous rend esclaves : gloutonnerie, temps gaspillé, bruit, médisances ou relations toxiques. Mais à quoi servirait le jeûne sans aumône, sans offrir le temps et l’argent ainsi libérés ?
Et à quoi servirait l’aumône sans prière pour cette personne à qui je viens de donner ?

Alors le jeûne, l’aumône et la prière prendront tout leur sens : nous apprendre à aimer…

(la retraite comporte encore un très court témoignage… et la possibilité de suivre l’Office)

ça vous a plu…? Il est encore temps de vous inscrire pour recevoir les mails suivants via le lien Retraite dans la ville ou via le site de notre Unité Pastorale…

Bon Carême !   Fernand, diacre

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