À Maredsous, l’Espérance des animateurs pastoraux
Dans un cadre magnifique, ils et elles ont bénéficié des enseignements et de la gentillesse du Père Josy Birsens. Deux jours tournés vers l’espérance, une vertu que l’on reçoit mais qu’il faut sans cesse cultiver…
Outre les temps d’enseignement, les participants ont pu se joindre aux offices de la communauté mais aussi se promener dans la nature, s’exercer à la peinture, l’écriture et l’expression corporelle, méditer seuls ou guidés par le Père Birsens, vivre une soirée de louange,…
Véritable parenthèse dans le quotidien, qui vient également doucement tourner la page de l’année pastorale en cours, cette retraite a permis à toutes et tous de mieux se connaître, de se découvrir dans un autre contexte, de se ressourcer, de prendre du temps pour soi. Dans un monde bousculé et toujours pressé, elle a été vécue comme un véritable luxe mais surtout comme un formidable outil pour nourrir la mission de chacun.e.
La foi d’une femme syro-phénicienne
Exercice d’écriture au cours de la retraite: l’adaptation de Marc 7,24-30, par André Ronflette.
Je viens de Tyr.
Ma fille, mon unique lumière, était prise dans une ombre qui ne disait pas son nom.
Alors j’ai entendu parler d’un homme venu de loin, Jésus, qui portait en lui une force qui relève les vivants.
Je suis entrée dans la maison où il se cachait. Je n’avais rien à offrir, seulement l’urgence d’une mère.
Il m’a parlé d’enfants et de pain comme si je n’étais qu’une étrangère.
Mais je n’ai pas reculé… j’ai répondu avec une vérité nue: «Même les petits chiens ramassent les miettes qui tombent de la table.»
Alors, son regard a changé. Dans ma réponse il a entendu non pas une revendication, mais un amour qui ne cède pas.
Il m’a dit que ma parole suffisait. Que ma fille était libre.
Quand je suis rentrée, la maison respirait autrement. Ma fille dormait, paisible comme si quelqu’un avait remis la lumière dans son souffle.
Source : L’Espérance des animateurs pastoraux – Diocèse de Tournai

